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 Notre passé [PV Migaru][Fini]

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Kuroi Namida
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MessageSujet: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Jeu 7 Juil - 18:26

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Non, cet épisode ne recommencerait pas. Kuroi refusait de se laisser de nouveu a violer. IL était mal, il ne sentait plus ses jambes, mais il n'oubliait aps les larmes de Migaru. C'était de sa faute, q'il se retrouvait dans cette situation et il se devait de trouver quelque chose pour les sortir de là. Rassemblant lepeu de force qu'il lui restait, il fit de son mieux pour faire sauter la serrure de leur collier de dressage. Il se devait de le faire. Créant une boule explosif qu'il introduit dans celui de Migaru, il lui exposa une partie de son plan, priant pour qu'au moins Migaru est le temps de s'enfuir.
Libre de ses mouvements, Kuroi pria de nouveau. IL devait tenir sur ses jambes. Migaru y arriverait il lui aussi? IL y arriva,en chancelant énomément, il avait l'impression d'avoir des billes de plomb dans le ventre. Une sensation pour le moins désagréable.

-Kuroi, fais moi confiance et lève les bras au dessus de ta tête en séparant bien tes mains. Je vais tenter quelque chose.

IL hocha la tête d'un air vigoureux et déterminé puis attendit dans la position demandé. Il ferma les yeux, il ne voulait pas savoir ce qu'allait faire car malgré toute la confiance qu'il avait dans le rouquin, ses instincts se rebelleraient s'il se sentait en danger. Il ferma donc les yeux. Il y eut un bruissement de vent plusiuers fois, puis les chaines tintèrent avant de tomber à ses pieds. Kuroi ouvrit grand les yeux. Regarda ses poignets pendant que Migaru subissait le même traitement; APrès quoi il se rhabillèrent sommairement dans leur vêtement déchiré par les brutes. Ils se relevèrent en même temps, guettant les bruits de pas dans les couloirs.

-Ils sont de retours!

Avant qu'il n'ai eu le temps de faire le moindre geste, Migaru s'était relevé et avait bondi du matelas malgré ses douleurs. Suelement Kuroi n'était pas dupe, il était faible à case du poison puis du traitement, tout comme Migaru. ILs n'avaient pas la moindre chance. Ou alors très infimes. IL ne put s'empêcher d'avoir peur. Alors qu'il ouvrait la bouche pour dire à Migaru de fuir tant qu'il en était encore temps; celui ci retournera et planta son regard dans le sien. Hypnotiser, il hocha simplement la tête et rabattit ses oreilles sur son crâne puis la couvreture.


-... Alors comme ça vous avez dégotés deux chatons à choyer? Ooh, mais c'est vrai qu'il m'a l'air plutôt mignon le petit minet! Regarde ce qu'on te ramène là... de quoi découvrir ton corps plus en profondeur...

KUroi pâlit en voyant les instruments. S'efforçant de ne pas regarder Migaru pour ne pas alarmer de son absence, il planta un regard dénué de peur dans celui du nouveau bourreau. Puis lui fit un sourire torve quand les autres se rendirent compte de l'absence de Migaru près de lui. Ce fut sans le moindre regret ou autre sentiment de pitié que Kuroi regarda les hommes mourir sous la main de Migaru. Ils avaient mérité leur traitement. IL ne méritait quela mort et encore, Kuroi jugea qu'elle n'était que trop douce.


-Grimpe, dépêche toi!!!

Kuroi hésita, Migaru était tout aussi faible que lui, mais déjà Migaru le faisait monté de force sur son dos et ils s’enfuirent, laissant dans leur sillage la mort et le sang. C'était encore sans regret. Ils le méritaient . Ils méritaient tous la mort. Kuroi aggripa ses bras autour du cou de Migaru, lentement, son esprit dériva jusqu'au monde des rêves et il ne se réveilla qu'une fois que Migaru se fut arrêté. Il regarda autour de lui, ils était derrière une benne à ordure. Les yeux deKuroi papillotèrent. Il regarda autour de lui, puis regarda Migaru, grâce à lui, ils étaient libres. IL regarda le fier neko à ses côté et lui sourirt. iL ne le remarqua pas, il évitait son regard.

-J'ai était entrainé à gagné..J'ai était entrainé à tuer...

Que pouvait il dire? Ajouter à cela? Après tout, Kuroi avait été aussi entraîner à tuer, et même sans cet entraînement, il avait déjà tué. Aussi, quand il ouvrit la bouche pour lui dire que lui aussi, il se rendit compte qu'à ses côtés, Migaru s'était endormi. De toutes manière, cela ne faisait aucune différence pour le neko noir. Migaru était son ami, et il l'acceptait peu importe son passé, seul le présnet compte. Il le regarda un moment. Quand il se réveillerait, il le remercierait. Il mettrait son orgueil de côté, et ils veilleraient l'un sur l'autre.

Il resta donc étendu à côté de lui, lui caressant parfois les cheveux, pour vérifier que son visage apaisé n'exposait aucune souffrance. Il commençait à faire froid. Il poussa un soupir. Leur vêtements ne pouvait pas les couvrir. Il essaya de se mettre debout sur ses jambes flageolantes, mais ratterit doucement sur ses fesses. Il réessaya. Peu importe qu'il n'ai plus de force, il devait se mettre debout. Chercher de quoi les couvrir. Il commença à trembler sous les efforts répététif. Il poussa un long gémissement de douleur et migaru s'éveilla, il le regarda. Migaru avait peur d'être rejeter, il le voyait dans ses yeux. Kuroi lui offrit un sourire reconnaissant et l'enlaca.

-Tu as bien dormi? Merci de nous avoir sorti de là. Tout ça c'est ma faute. Laisse moi juste le tems d'essayer de mettre debout, et on s'en va.

Il fronça les sourcils regarda autour de lui puis eut un nouveau large sourire.

-On est dans le quartier des anticus, on va pouvoir trouver de nouveau vêtements et on retourne dans notre cachette. Qu'est ce que tu en penses?

Après maints effort, Kuroi finit par tenir debout sur ses jambes. Il prit alors la main de Migaru et sortit dans la rue.

-J'ai aussi été entraîné à tuer. QUand mon père est mort, j'ai longtemps eré dans la rue. Bien sûr, l'autre me courrait après et au bout d'un moment, il m'attrapait. QUand il m'attrapait, il m'entraîné, me battais, me violais. Le viol ne me fais plus rien, ce serait mentir que de dire que pendant que je vivais à la rue, je ne me suis jamais vendu. Dès que j'ai été en âge de comprendre ce que cela signifiait je l'ai fait. ENfin bref, il m'entraînait à tuer, puis je m'évadais, et il me rattrapait. Il pris une profode inspiration. C'est curieux non? C'est nous qui portons la vie et pourtant on est traité comme des moins que rien. Oh je suis sûr que certain dominus ne le font pas, mais toute cette histoire de trésor, ça les rend fou.

Ils arrivèrent devant un quartier plutôt modeste où des vêtements séché encore dehors.

-Bien allons nous habiller.


Dernière édition par Kuroi Namida le Lun 23 Jan - 1:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Dim 17 Juil - 0:04

Ils avaient réussit à fuir. Cachés dans une étroite ruelle, ils étaient à l'abri de tout dominus. Mais Migaru n'en était pas calmé pour autant. Il était impassible. Froid. Il avait tué à nouveau, mais plus qu'une quelconque culpabilité, c'était la colère, la haine, le dégout qui l'habitait. Il ne vit pas son compagnon s'éveiller, ni même le doux sourire qui lui était destiné. Il ne put qu'avouer avoir été entrainé dans le but de gagner et ôter la vie avant, sans même s'en rendre compte, de se laisser sombrer dans un profond sommeil.

Il faisait noir. Aucun bruit, aucune lueur... rien, le néant. C'était agréable... pourtant, un frisson parcourut la conscience endormi. Un mauvais pressentiment?... Non, c'était autre chose... une sensation... de la peur... il était paralysé... plongé dans l'obscurité, incapable de bouger... mais les sensations arrivèrent sans tarder, vertige difficile dans un passé surgissant...

Un cri pourfendit les ténèbres en même temps qu'un éclair douloureux. Il se sentit alors chuter de sa crispante convulsion pour retomber en avant et s'étaler sur un matelas sale de ses excrétions. Sueur sperme, un peu de sang aussi. Mais rien ne lui prenait plus l'esprit que cette douleur déchirante au bas des reins et... les noirs sentiments qui remuaient dans ces moments...
D'un coup vif accompagné d'un râle moqueur, il sentit la verge de son bourreau se retirer et il le devina quitter le lit pour s'éloigner vers ce qu'il savait être une armoire vitrée où étaient entreposées quelques fioles et bouteilles.
Le visage enfouis entre ses bras, le torses haletant, il sentit l'odeur caractéristique de l'alcool et entendit le liquide choquer contre le verre avant d'être avalé en déglutitions sonores.

-Et bien Migaru. Ne me dis pas que tu en as assez?

Une lueur bleu apparut entre le creux de son bras et les mèches rousses en batailles. Un regard fatigué, mais noir, emplis d'une haine profonde.

-Tu ne sais donc que me regarder avec ces yeux là!


Le géant afficha un rictus satisfait et se servit un autre verre en riant.
Il avait beau savoir combien il s'en délectait, il ne pourrait jamais que l'observer à travers ce voile de peur et de férocité. Migaru resserra ses points en s'enroulant sur lui même, ne lâchant pas la silhouette qui lui faisait dos. Un dos robuste, le teint bruni par le soleil et bardé de quelques larges cicatrices, masquées derrières de longues mèches d'obsidiennes aux reflets de laves. Il se retourna, dévoilant un visage aux traits forts et qui aurait put émané d'un charmes viril si ces yeux vrillant d'un noir onyx à un rouge rubis, et son large sourire ne dégageaient pas autant de cruauté. Il revint vers le lit sur lequel il s'assit avant de prendre le chat par la peau du cou pour le redresser vers lui.

-Je sais comment te redonner de l'énergie...
murmura t-il de sa voix profonde en passant sa langue sur la gorge frémissante de dégout.

Migaru reconnu immédiatement la bouteille qu'il posa sur la tablette à côté du lit. Et tandis que l'autre rit en attaquant son épaule de baisers forcés, le chat frissonna en songeant que son enfer n'était pas encore terminé.
Ce liquide rose-orangée qui semblait reluire au contact de la lumière, c'était une drogue qu'il connaissait bien. Certain l'appelait le Fruit du Délice, d'autre la Liqueur du Démon. En fait, les noms variaient d'une régions à l'autre ou selon les races. Cet agrume particulier était un interdit, un de ces poisons que l'on disait fermement supprimé lors du règne du Dominator et Servator. A tel point qu'aujourd'hui encore on le croyait réduit à l'état de mythe. Mais Migaru lui savait trop combien il pouvait être réel et en abondance dans les bas-fond de ce monde. Un commerce illégal et secret qui faisait le bonheur de bien des dominus. Et les plus terribles humiliations des servus...

Migaru fut reversé en un cri et se retrouva sous le pyro qui lui léchait le torse avec un appétit insatiable, ses mains parcourant à loisirs ses hanches fines coupées de quelques blessures. Il essayait de le dégager, mais ça n'était que pur réflexe. Ses mains fines bien qu'aiguisées ne pouvaient rien contre celui qui mesurait presque deux fois sa taille et était sculpté par les efforts et combats. D'autant que ces foutus chaines à ces poignets étaient assez longues pour lui permettre d'écarter les bras, mais pas pour atteindre le gorge de ce pervers puisqu'elles restaient attachés à l'anneau incrusté sur le mur au dessus du lit. Il gémis de la langues qui s'approchait de son aine et de la grande main sur sa cuisse, priant pour pouvoir supporter un nouvel assaut. Combien lui en avait-il satisfait aujourd'hui?... Dans l'après midi, ils avaient combattus un dominus qui avait eu le malheur de croiser sa route. Un guerrier visiblement, de ceux qui avait été forgé par la rudesse de ce monde à juger sa force et son endurance. Mais lui non plus, comme aucun autre n'avait su résister sous les attaques du pyro. Le neko avait été de la partis, il s'était bien battu avant de laisser son maitre l'achever. Et jamais assez fier, jamais assez reposé de ces tueries, il avait voulu fêter ça avec son servus favori. Le sang, ça l'excitait, disait-il...

Un miaulement désespéré s'échappa de la bouche du chaton quand la langue abjecte s'en prit à son sexe. Il n'en voulait pas... il n'en pouvait plus... ni de ses pénétrations, ni de quelque autre attentions de ce genre... Il détourna le visage en se mordant la lèvre, la queue enroulé autour de sa cuisse. Il aurait presque put supplier, mais il savait que ce genre de lamentation ne faisait qu'attiser la faim du monstre. Il fallait juste croire en lui, en cette faculté à supporter encore ces violences. Il avait toujours réussi jusqu'ici, il pourrait bien y arriver encore, n'est-ce pas? Mais jusqu'à quand... et dans quel but...

Migaru se risqua à ouvrir les yeux en ne sentant plus le contact humide sur les bourses et son intimité. L'homme était en train de déboucher la bouteille de laquelle s'échappa une forte odeur sucrée.

-Je te sens fatigué. Tu ne te débat même plus?... Tsss... Ça deviens beaucoup moins drôle...


Les rubis flamboyant du maitre scrutèrent la petite chose qui appréhendait le grand flacon. De nouveau un sourire grandit, dévoilant ses dents acérées. Il s'amusa à passez la fiole sous le nez du chat qui grimaça. L'odeur n'avait rien de mauvaise, bien au contraire... un parfum enivrant, si sucrée qu'il paraissait inoffensif, juste délicieux... Mais c'est parce qu'il connaissait bien les propriétés de la substance trompeuse qu'il se refusa à la sentir, sans pourtant retenir cette soif soudaine qui crût en lui. Il comprit qu'il allait être l'objet de ces petits jeux qu'affectionnait parfois le maitre dans ces élans de patience quand celui ci décrocha la chaine de son portant. Mais il n'eut le temps de fuir que son menton lui fut ravis et qu'en un baiser brusque et insistant, le pyro lui fit avaler de force un peu de la substance édulcoré. Trop affaiblis pour s'enfuir, une fois libéré il recula dans le coin entre la tête de lit et le meuble qui y était accolé, le bras devant la bouche. C'était trop tard, le jus avait affecté ses papilles, il en avait même avalé un peu. Il ne pourrait plus de défaire de ce goût entêtant, de cette faim obsédante... Malgré cette résignation obligée, il ne pouvait plus détacher ses yeux du liquide que Maximilyus vint lentement faire couler le long de son buste. Il l'observa ruisseler sur son torse, se frayer un chemin le long de son abdomen, se perdre sur la gâterie déjà gorgée... Sa raison, le peu de fierté qu'il tenait à conserver avait beau le supplier de ne pas céder, cette soif incontrôlable, cette envie de gouter plus à ce sucre addictif le poussèrent malgré lui à se jeter comme un fauve sur le buste de son maitre qu'il se mit à lécher comme un affamé. Maximilyus le laissa s'acharner sur son corps, profitant du visage langoureux et soumis qui laissait le liquide s'échapper en filet au coin de sa bouche en action. Et quand il n'y eut sur ses pectoraux plus que de l'humidité dut à ses léchages, le petit chat continua plus bas, toujours plus bas, sans pouvoir se libérer de ce goût affolant qui faisait naitre en lui des plaisirs qu'il était incapable de connaître avec le pervers. Il rebuta quand il constata que son exploration frénétique l'avait mené jusqu'à son sexe. Il serra les dents, se forçant à se redresser pour s'empêcher de continuer, mais il ne put pas. Ce jus maudit, cette drogue sirupeuse, elle courait dans son sang, elle lui tournait la tête. Il en voulait, il avait besoin!

Le pyro expira son bien être quand le chat s'évertua à ne perdre aucune goutte de son sirop. La main guida ses succions, et il ne fit presque pas attention aux pénétrations étouffantes tant qu'il pouvait jouir de ce fruit diabolique. Même le rendu du dominus lui paraissait plus doux accompagné de la substance. Une fois satisfait, c'est un peu hébété que Migaru se laissa embrassé, caressé, mordre et même brulé d'un doigt incandescent. Le dominus lui permettait quelques petites gorgées pour le garder en appétit et maintenir son corps en désir. Et sous une permission un peu négligente, il parvint même à lui arracher la bouteille des mains pour la porter à sa bouche et la téter avec une gourmandise folle.

-Stop Migaru, tu sais bien qu'à trop forte dose cette liqueur ce transforme en somnifère... Je ne compte pas te laisser t'endormir aussi vite...
rappela t-il en lui retirant pour la poser sur la table.

-Encore... maitre, encore...
supplia t-il en tendant les bras vers la bouteille.

-Hin, hin... je t'en donnerait à nouveau une fois que tu m'aura exhaussé...


Migaru ne put que ce plier à nouveau et divertir son maitre. Mais le temps de ses nouveaux traitements, peut-être parce qu'ingurgiter cette boisson depuis ses premières coucheries amenuisait ses effets, ou peut-être parce que réveillé à cause de la douleur, il retrouva un semblant d'esprit. Son regard mort qui tressautait sous les à-coups ne quittait plus la bouteilles des yeux. Cette obsession qui l'accompagnait traitreusement durant ces nuits allait devenir sa complice. Il faudrait juste trouver assez de force pour surpasser ses effets et la dompter.

Migaru eut droit à un minimum de répit quand le maitre alla se servir un nouveau verre et alla fumer à la fenêtre. Une fenêtre qui n'était rien d'autre qu'un trou béant dans le mur de basalte qui composait la chambre et qui donnait sur un paysage aride et volcanique. C'était ici qu'il vivait avec ses ''frères'' et son dominus, dans une région reculée de Pyrha, loin des quelques zones d'habitations. Cette fenêtre... combien de fois avait-il tenté d'y passer à travers? S'extirper de cette demeure maudite et fuir, voler loin de sa condition et ses bourreaux?...

Il fallait qu'il réessaies. Une fois encore, il devait tenter de se libérer de Maximilyus.

Ce dernier revint sur le lit, et le chat, épuisé de ses efforts et calmé par la drogue profita que le maitre décide d'en ingurgiter un peu pour se jeter sur lui. Alors le félin l'embrassa à pleine bouche, lui volant un peu de la substance. Le maitre se surpris d'abord de l'initiative avant de se joindre à son baiser en lui agrippant la nuque et les hanches pour l'approfondir. Migaru s'y laissa aller, haletant entre deux coups de langues, les bras autour du cou du maitre, jusqu'à ce qu'il ne l'éloigne en lui tirant la tête en arrière.

-Ça suffit.
Gronda t-il en le menaçant de ces yeux en fusion.

Migaru haleta, son regard transi dans le sien. Et comme il le lâcha, il alla chercher la bouteille dont-il fit l'effort de s'abstenir et revint à lui. Comme pour se faire pardonner, il approcha le jus de la bouche du dominus et le fit couler dans son gosier, tenant la bouteille tandis qu'il buvait. N'y tenant plus, il la lui retira et se mis à boire aussi, mais non de cet avis, le maitre la lui confisqua, ce à cause de quoi Migaru se jeta à nouveau sur lui en un baiser vorace.
Les deux se partagèrent et se disputèrent la bouteille, un Migaru tout en émois allant jusqu'à aguicher le rude pour pouvoir combler les désirs sexuels qu'elle lui procurait. C'était bien en ça que cette drogue était une humiliation pour tout servus réticents. Aussi dépourvu de chaine soit-il, un servus qui avait le malheur de gouter cette liqueur se trouvait prisonnier de sa dépendance. Et de surcroit, soumis aux envies les plus rebutantes mais insatiables que les dominus se faisaient une joie de satisfaire. Le plus farouche esclave se retrouvait à supplier le maitre le plus abject de le combler...
Pourtant, il n'aurait su ce qui l'avait poussé cette fois ci, mais Migaru parvint à garder la tête claire. Il du bien se rappeler à l'ordre quelques fois, mais derrière ses appétits passionnés et ses suppliques lascives, son esprit était rivé sur un but bien précis: faire boire Maximilyus à tous prix!

Un être comme lui, qui avait trop l'habitude de l'alcool et dont ces substances addictives avaient même perdu leurs effets n'était pas tache facile à enivrer. Pourtant, Migaru savait qu'en le gavant assez, il finirait bien par succomber. Il le fallait!

Et la goutte qui plongerait effectivement le monstre tomba lorsque le chat, totalement abandonné à ses instincts aguicheurs pris la bouteille qu'il leva au dessus de sa tête pour laisser le liquide restant lui couler dessus. Les cheveux mouillés collant sur son visage à l'expression ensorcelé, le corps légèrement cambré et ruisselant mettant en valeur ses formes fines comme les blessures délicieusement infligées, le pyro au regard lubrique se jeta sur Migaru pour le consommer une nouvelle fois. Le corps du chat tomba mollement sous l'attaque du dominus, mais les doigts qui retenaient la bouteilles restèrent fermement serrés. La main se crispa alors, et en un mouvement inattendu, accompagné d'un feulement et d'un redressement soudain du fauve, la bouteille vint violemment s'écraser sur le tête du pyro. Sonné par la drogue et par le coup, le neko s'extirpa de sa lourde carcasse qui remuait lentement, et se plaça à califourchon au dessus de lui pour passer la chaine de ses poignets autour de son cou et enserrer fortement. L'homme expira gravement en tentant de faire lâcher le chat, mais la mobilité que l'alcool avait réduit et la hargne du plus petit vinrent à bout du géant qui s'écroula lourdement.

Haletant, le regard luisant d'une lueur sombre et glaciale, le sauvageons resta un instant immobile, à toiser son œuvre dont il avait du mal à croire. A force de patience et de comédie, malgré sa maigre carrure et sa fatigue, il avait réussi à abattre son bourreau. Son premier réflexe fut de se jeter vers l'armoire à verrerie dont il balança les fioles inutiles de vifs revers de bras jusqu'à trouver l'antidote. Fort heureusement, il existait bien un remède à ce Délice, une petite substance efficace et presque immédiate dont tout dominus se munissait pour ne pas succomber eux même aux effets du jus qu'il se prêtait parfois à boire pour se redonner assez de verve.

Il l'engloutis cul-sec et se laissa couler contre l'armoire le temps de reprendre contenance. Il avait vaincu Maximilyus, il devait partir au plus vite avant qu'on ne découvre son acte. Il doutait y avoir été assez fort pour être parvenu à vraiment le tuer, et il savait que les autres ne le laisserait pas s'enfuir. Pourtant, quelque chose se rappela à lui. Il revêtit ses vêtements et alla chiper un trousseau de clefs que l'autre gardait sur lui ou laissait à la ceinture de son pantalon lors de ses ébats, et il ouvrit ses ailes pour s'élever haut au dessus de la porte de la chambre.
C'était une pierre qui se détachait à peine du mur mais qu'il l'avait vu ouvrir il y a des années de cela. Il l'ôta, et plongea loin ses bras dans l'engouffrement pour en sortir un petit coffre. Les mains tremblantes, il inséra la clefs dans la serrure et tourna frénétiquement pour enfin l'ouvrir. Ses yeux brillèrent d'un éclat qui n'avait plus brillé depuis des années, un éclat émerveillé, une émotion chaleureuse et bouleversante, et un brin triste aussi. Le coffre tomba à terre alors que du bout des doigts, il caressa la dague particulière qu'il avait cru ne plus jamais revoir.

Cette dague, c'était son trésor. Le seul souvenir qu'il ait de sa vie d'avant et que le dominus lui avait confisqué peu après son insertion dans la famille. Tous petit encore, il l'avait vu la lui retirer et l'enfermer ici même après s'être rebellé contre lui. La correction qu'il avait reçu n'avait pas été aussi douloureuse que cette séparation.

Soudain, Migaru fut sortit de ses pensées quand un frisson le parcourut. Il n'eut que le temps de se retourner qu'une gifle puissante le projeta à terre.

-Maudit neko...
gronda le pyro dont la tempe saignait et qui tenait à peine debout.

Non, comme il l'avait craint, il n'était pas venu à bout du monstre...
De justesse il évita d'affilé le point qui s'abattit sur de lui et qui revint d'un large revers en sa direction.

-Qu'espérais tu... Me droguer, m'assommer, et t'enfuir?!! Laisse moi rire, j'ai beau t'avoir entrainé, personne ne peut rien contre moi! Tu es un servus, MON servus, et jamais je ne te laisserais partir!


Un nouveau coup manqua de peu d'écraser la tête du neko et le pyro lui refis face, son visage dément le toisant.

-Tu pensais vraiment pouvoir m'avoir, toi? Alors qu'aucun des combattants, mêmes les plus capables de soulever des montagnes n'ont su m'érafler?!! Alors même... que ton cher père, chef de son clan et reconnu pour sa puissance et sa férocité a périt entre mes mains comme une larve au milieu des flammes?


Le neko resta paralysé et frémissant des émotions qui se bousculaient en lui. Un vent commença à émaner de son corps, faisant virevolter ses plumes et mèches, s'amplifient progressivement.

-Je vais vous tuer... Je vais vous TUER!!!


Migaru serra dents et points avant de se jeter sur lui en un hurlement enragé, disparaissant et apparaissant comme un coup de vent, l'assenant de coups de lames aussi vifs que précis.

-Je vengerais mes parents, mon village, Ningyo et tous ces malheureux que vous avez assassiné!!!


Bien que le contrant sans mal, le dominus dût bien reculer sous l'agressivité folle dont faisait preuve le fauve, mais nullement dépassé, il se permis de rire de sa voix grave et sadique. Il parvint enfin à l'agripper un instant et plonger son regard de lave dans ses azurites humides de larmes naissantes et empreintes de colère.

-Essais donc misérable servus! Tente seulement de me fuir, ce sera un exploit! Mais rappelle toi bien que tu m'appartiens et que jamais je ne te laisserais en paix. J'ai fais de toi ce que tu es, tes peurs, tes douleurs, souviens toi que c'est moi qui en suis la source et que je te retrouverais, quand bien même arriverais-tu à t'exiler aux confins les plus insoupçonnés de ce monde! Et ce jour là, ce nom que je t'ai donné et qui est le mien, je le graverait au plus profond de ton être, dans ta chairs, et jusque dans ton âme!

Tétanisé par sa promesse, c'est une ferme résolution de ne ne pas rester victime encore de ce dominus qu'il fendit l'air de sa lame. Il s'extirpa d'un bond en arrière en comprenant qu'il avait visé le visage du pyro qui pour la première fois hurla un coup qu'on lui portait.

-Tu ne m'échappera pas Migaru! Rappelle toi que je ne te lâcherais pas!!!
tonna t-il, une main lui masquant l'œil et la partie ensanglantée de sa face alors que le chat venait de sauter sur le rebord de la fenêtre.

De l'agitation se fit derrière la porte qui ne tarda pas à s'ouvrir sur une horde de servus alarmés, aussi Migaru plongea immédiatement dans le vide pour étendre ses ailes et s'envoler, se débarrassant des quelques poursuivants avant de pouvoir gouter à ce qui allait être le début de sa vie de vagabond.


Un long gémissement perça son rêve.

Migaru ouvrit doucement les paipières. Un morceaux de ciel gris, entre deux toits parallèles. Il détourna lentement les yeux. Une ruelle... Kuroi...
Ce n'était qu'un souvenir. Son souvenir. Celui de son évasion...

Mais pour l'heure, la réalité se rappelait à lui. Son compagnon avait mal, il tremblait... Le neko se redressa et hésita à le prendre dans ses bras qu'il se ravisa à la vu du sang qui le tachait. Il était résolu à son rejet, il le comprenait quelque part. Alors il sentit deux bras se glisser à son cou pour le prendre contre lui.

-Tu as bien dormi? Merci de nous avoir sorti de là. Tout ça c'est ma faute. Laisse moi juste le temps d'essayer de mettre debout, et on s'en va
.

Le chat resta immobile un moment avant de se détendre et se laisser aller à son étreinte. Il n'était pas rejeté... il avait même droit à un doux contact... c'était si agréable... Il se laissa franchement aller contre Kuroi, enfouissant son nez dans sa chevelure pour profiter de sa chaleur bienfaitrice alors que le froid de son rêve le meurtrissait encore. Mais il le laissa s'écarter assez pour regarder aux alentour et annoncer.

-On est dans le quartier des Anticus, on va pouvoir trouver de nouveaux vêtements et on retourne dans notre cachette. Qu'est ce que tu en penses?

-... D'accord...


Il n'était malheureusement pas en état de se réjouir de son idée pourtant bonne. Il laissa le chat se dresser et lui tendre la main. Il l'observa avant de la saisir et se lever à son tour. Mais une fois debout, il refusa de lâcher sa main et la garda dans la sienne. Le sentir, le savoir à ses côtés... ça le rassurait.

Ils s'extirpèrent alors de la ruelles pour sortir au grand jour. Par chance, ça semblait désert. Ils n'auraient pas à redouter de se faire remarquer.

-J'ai aussi été entrainé à tué.

Migaru leva la tête en même temps que ses oreilles remuèrent sous les mots qui lui étaient adressés.

-Quand mon père est mort, j'ai longtemps erré dans la rue. Bien sur, l'autre me courrait après et au bout d'un moment, il m'attrapait. Quand il m'attrapait, il m'entrainait, me battais, me violais.
Le félin fronça les sourcils. Le viol ne me fait plus rien, ce serait mentir que de dire que pendant que je vivais à la rue, je ne me suis jamais vendue. Dès que j'ai été en âge de comprendre ce que cela signifiait, je l'ai fait. Enfin bref, il m'entrainait à tuer, puis je m'évadais, et il me rattrapait.

Il ne savait pas quoi répondre. Il n'y avait rien à dire, c'était ainsi après tout. Il était né esclave, aux mains d'un dominus sans scrupule c'était son destin. Il lui ressemblait sur certains points, il ne pouvait pas le prendre en pitié. Juste... se sentir triste. Et en colère. Se demander s'il y aurait eu un moyen pour que leur vie soit meilleure... s'il aurait put d'un quelconque moyen à échapper à ça.

-C'est curieux, non? C'est nous qui portons la vie et pourtant on est traité comme des moins que rien. Oh je suis sur que certains dominus ne le font pas, mais toute cette histoire de trésor ça les rend fou.

-Non, pas tous...
affirma t-il.

Il portait dans son cœur un dominus qui depuis sa naissance avait appris à voir différemment les servus. A comprendre leurs rôles fondamental de donneur de vie.

-Mon père dominus n'a pas toujours était un homme bon. Mais lui à fini par respecter assez les servus.


Il ne sourit pas, mais une lueur adoucis son regard. En ce qui concernait cette histoire de trésor... il n'avait pas souvenir en avoir entendu parlé avant d'être arraché aux siens par son maitre. Sans doute le clan de neko et de sylphes auquel il appartenait avaient d'autres projets en tête que partir en chasse d'un Trésor dont on ignorait la forme et l'emplacement.

Marchant toujours dans le village, ils débouchèrent dans un faubourg où séchaient des vêtements, hors de la vigilances de ses propriétaires. Manifestement, l'endroit paraissait humble, les gens qui devaient vivre ici ne devaient pas baigner dans la fortune. Mais dans la vie, c'est chacun pour soit. Et quelques vêtements en moins ne les feraient pas mourir de froid pour autant. Migaru laissa Kuroi aller se servir, mais lui resta à sa place, à le contempler avant de regarder ses mains. Il était toujours imprégné du sang de leurs ennemis, il ne pouvait pas revêtir de nouveaux vêtements dans cet état...

Son museaux frétilla alors de même que ses oreilles quand il trouva ce qu'il cherchait. Il se dirigea un peu en arrière de leurs chemin où, dans le croisement de deux rues se trouvait une petite fontaine. Il s'y pencha et s'aspergea le visage ainsi que les partie exposées et salles de son corps. Il veilla à être lavé de toute trace de sang avant de revenir vers Kuroi et les vêtements. Il les observa un instant avant d'opter pour un long débardeur noir qu'il arracha de son fil. Il tronqua ses lambeaux pour le nouvel habit, sans se gêner de la présence du noiraud pour dévoiler son anatomie. De toute façon, on les avaient un peu obligés à se découvrir de ce côté là. Le vêtement était assez long pour couvrir son bas-ventre, alors il se contenta de chiper un sous-vêtement et une ceinture dont-il entoura sa taille pour le transformer en tunique. Une fois ses chevilles et poignets affublés de mitaines et de guêtres un peu grandes mais qu'il avait su faire tenir grâces à quelques lacets, il se contempla en tournant légèrement sur lui même. Enfin un petit sourire fleurit sur son visage.
S'il n'avait pas vécu comme esclave, il ne fait aucun doute que Migaru aurait été un de ces minets qui prendrait grand soins aux vêtements qu'il porterait.

Une fois Kuroi habillé, des bruits de pas l'alertèrent. Une tête passa alors par l'une des fenêtres.

-Hep là, vous deux!!! Je vous y prends!

Ni une ni deux, le roux agrippa la main du sombre et l'entraina avec lui, tels deux chats qui prendraient la fuite sous la menace d'un chausson fulgurant. Il ne courut pas bien loin, se tassant contre un mur en jugeant que le vieil anticus avait surement dut chercher à leurs faire peur sans se préoccuper des vêtements du voisin qu'ils avaient enfilés.

-Ça va?... Tu as encore mal?


Lui se sentait engourdis et ne niait pas la douleur qui le prenait. Mais il se sentait aller mieux qu'auparavant, c'était déjà ça.
Ils reprirent leurs route, sans doute en direction de la cachette.

-Cela doit peut-être faire un an que j'ai fuis mon maitre. Depuis je vis de larcins. Mais jamais je n'ai accepté de me donner à nouveau, même contre quelques pièces ou bouchés.


Il ne le jugeait pas. Il ne faisait qu'exposer son propre choix.

-J'ai aussi trop connu les douleurs du sexe pour me laisser aller, même sous la faim. Il n y a que lorsque quelques dominus on su m'avoir que... je n'ai parfois pas su me défendre. Mais jamais de moi même je ne me suis offert.


Il n y avait que saoul que le neko avait parfois baissé ses gardes avec une facilité presque volontaire. Mais il avait beau avoir souffert, il n'en restait pas moins un fauve qui avait des besoins, et si le dominus savait se montrer assez doux, alors... pourquoi ne pas se laisser aller à espérer un brin de tendresse dans ce monde de brutes. Mais ça le gênait trop d'avouer ça après ce qui c'était passé. Il avait sa fierté et ne voulait surtout pas passer pour un garçon facile.

-Mon maitre m'a emmené avec lui alors que j'étais encore tout jeune. Il... s'est débarrassé de mes parents comme de mon clan tout entier... j'ai vu mon village disparaître sous les flammes, mes pères...


Il s'arrêta un moment, les points et la mâchoire serrés et tremblants.

-... êtres tués... sans cérémonie... en une après-midi, ma vie à basculé. Il m'a arraché à eux pour m'emporter avec lui et faire de moi l'un de ses guerriers.

Il repris la route, son regard haineux rivé vers l'avant.

-Il m'a durement entrainé, moi et le reste de la famille dans le but de se constituer une sorte d'armée si ce n'est de ''peuple'' pour l'accompagner dans ses carnages. Je n'ai jamais su ce qu'il aimait tant chez moi hors mis ma capacité à cicatriser facilement, mais toujours est-il qu'il s'est occupé de mon cas et à fait de moi l'un des plus fort. Ceux qui l'accompagne toujours aux devant de ses massacres, ceux qui sont choisit pour les duels. Ceux... qu'il appelle pour satisfaire ses nuits.


Le rêve lui revint à l'esprit, mais il lutta pour ne pas y penser.

-La première fois que j'ai été... pris, je n'étais plus un enfant. Enfin, plus tout à fait...


Si ses comparses s'étaient très top découverts des pulsions malsaines pour le jeune neko, le pyro lui n'avait décidé de le cueillir qu'à l'aube de son adolescence où il le jugeait plus à point pour être dévoré. Trop jeune, la chose lui aurait parut trop acide, il fallait laisser le temps à son corps de se sucrer de charmes. Et puis, au jour où il s'en pris à lui, il venait de perdre l'un de ses meilleurs favoris, il lui fallait donc le remplacer. Dès lors, les dégustations s'étaient faites permanentes et sans ménagement.

-J'ai eu de la chance de réussir à le fuir. Je ne compte plus les tentatives qui ont échouées.


Il aurait du s'en féliciter, mais il fronça les sourcils, soucieux.

-... Cependant, je sais que je ne suis pas en sécurité. Ne t'en fait pas, je sais qu'il n'est pas dans les parages. Je connais assez les agissements de mon ancien maitre et de la troupe pour reconnaître leurs arrivée. Mais je sais aussi que j'étais son jouet, je lui appartenais... et jamais il n'acceptera ma fugue. J'ignore quand ce jour viendra... mais je sais que j'entendrais parler de lui à nouveau... et alors il me faudra fuir en priant pour qu'il ne me découvre pas.


Ça n'était pas une peur banale comme pourtant il l'aurait souhaité. C'était une menace, et un pressentiment bien trop empreint pour qu'il ne puisse le nier.

-... Ce jour là, il m'a fais la promesse qu'il me marquerait à vie. Ça n'aura rien à voir avec de quelconque blessures en guise de punition...
fit-il en laissant une main se fermer sur son épaule.

Un marquage au fer, comme du bétail. Rare étaient les servus de la bande qui avait bénéficié de cette ultimes punitions, il faut dire que des plus forts pour survivre, Migaru était sans doute celui qui haïssait le plus son maitre. Car oui, s'il avait été un assassin pour certain, il était au yeux de quelqu'autres un sauveur, celui qui les avaient arrachés à leurs vie mornes de servus maltraités et auxquels il avait offert un but dans la vie et l'occasion de défouler la colère qui les habitait.

-Maximilyus est de ces monstre qui n'éprouvent aucune peur et se place en deçà des lois. C'est un sanguinaire, son seul plaisir réside dans le mal qu'il peu faire autour de lui... les moments où il prend la peine de se battre selon les règles sont les rares fois ou il juge son adversaire digne de le satisfaire autrement qu'en éclatant sous ses coups. Ce Trésor dont tout le monde est à la recherche, je l'ai entendu le mentionner parfois. Mais il disait qu'il n'aurait pas besoin de trésor pour accéder au trône. Il voulait s'élever en éliminant le plus d'adversaire possibles avant de partir dans cette chasse.


Il se tut un moment. Il en avait assez dit et il avait besoin de se calmer un peu. Ils marchèrent un moment en silence, mais le roux le brisa à nouveaux.

-Kuroi... que sais tu sur ce Trésor?...


Il en avait souvent entendu parler. Mais ce Trésor lui paraissait parfois être plus une légende qu'un fait avéré. Certain en parlaient comme de la fortune du Dominator, sans aucun doute de sa couronne, signe de sa domination sur ce monde. D'autres encore le dépeignait sous les traits d'un esprit antique qui aurait appartenu au roi, et certains prétendaient même qu'il s'agirait des héritiers cachés du couple royal. Autant de suppositions qui laissait le chat perplexe et lui laissait penser que peut-être, toutes ces batailles ne visaient finalement qu'une chimère.

-Est-ce que tu penses que tout ceci ne serait qu'un mensonge?... Tellement de gens se battent pour ce Trésor... Mais en admettant que ce soit vrai...


Il s'assit sur une souche pour faire une pause et ancra ses azurites sur le chat noir.

-... Si des servus comme nous trouvions ce fameux trésor... est-ce que tu crois que nous aurions une chance de pouvoir changer ce monde?


Il le regarda sérieux avant de baisser les yeux, se sentant finalement ridicule. Quel espoir stupide... deux misérables neko comme eux avaient déjà de la chance d'être simplement en vie. Comment pouvaient-ils espérer tomber un jour sur ce Trésor...

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MessageSujet: Re: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Ven 5 Aoû - 1:33

-Non, pas tous...

Kuroi ne chercha pas à le convaincre du contraire. Lui, il avait eu la chance d’avoir eu un foyer, donc oui, peut-être qu’il connaissait un dominus qui ne prenait pas un malin plaisir à bafoué du pied les droits des Servus. Kuroi se demanda brièvement si un jour il connaîtrait une telle félicité, et si le Servator avait été ainsi traité par son Dominus. Il était trop jeune pour s’en souvenir, et quand bien même, le Dominator et le Servator étaient mort un peu avant sa naissance, donc il l’ignorait complètement. Il resserra l’emprise de sa main sur celle de Migaru et continua à le guider à travers les ruelles jusqu’à l’endroit convoité.
Il était injuste qu’un servus, même avec tous les traités signés et autres pour garantir leur droit ne vivaient pas comme les autres. Jusqu’ici, tous les dominus qui avaient croisé le chemin de Kuroi ne lui avaient pas suscité quelques intérêts, ils étaient tous sales, avides de pouvoir, avide de Trésor. Heureusement, tous n’étaient pas de sexe, car sinon, Kuroi aurait déjà fini avec une ribambelle de gosse et heureusement qu’il existait des potions médicinales pour éviter la fécondation. Dès que Kuroi savait qu’il allait devoir se vendre, il faisait toujours en sorte de s’en procurer, et il allait même parfois, à défaut de le chaparder, se le faire payer.
Kuroi attrapa un T-shirt de coton à motif léopard au col en V, et un short qui lui tombait aux genoux, en jean. Seul le T-shirt était à sa taille, et Kuroi dût se trouver un foulard pour se ceinturer les reins, puis il enfila une paire de mitaine léopard toujours. Il avisa une paire de chaussette qu’il fourra dans sa poche et récupéra un manteau de fourrure tigré avec un sourire. Il se tourna vers Migaru pour lui faire part de sa découverte quand il entendit quelqu’un les hélait.

-Hep là, vous deux!!! Je vous y prends!


Kuroi éclata de rire au moment où Migaru le tirait pour s’enfuir. Ils arpentèrent ainsi quelques rues, toujours main dans la main et Kuroi riant toujours. Il se sentait un peu moins fatigué, et il n’avait plus froid, le manteau lui tenait chaud il fallait dire. Puis il s’arrêtèrent et Kuroi, qui avait un bonne connaissance de la ville y passant souvent pour espionner la vie de famille de son frère le guida pour le diriger vers la forêt.

-Ça va?... Tu as encore mal?
-Oui, je pense que je vais bien, je ne suis plus fatigué du moins.

La bonne chose, quand on se fait régulièrement pris sans précaution, c’est qu’on s’habitue à la douleur et on arrive même parfois à ne plus la ressentir. Le tout était de penser que cette « gêne » était on ne peut plus normal et on y faisait plus attention

Bref, il courut donc pendant un temps avant que Migaru n’expose ses griefs. Kuroi les écouta avec docilité, essayant de se remémorer sa période de captivité tout en refluant les souvenirs les plus douloureux afin de les comparer avec Migaru. Non, pas pour plaindre plus l’un ou l’autre, simplement pour rechercher la raison d’un tel comportement. Qu’avaient-ils fait pour mériter un tel traitement. Certes, Kuroi était né d’un viol, une récompense à un dominus vainqueur, mais après, cela n’expliquait pas pourquoi le dominus de son père les avait littéralement jetés à la rue. Kuroi laissa vagabonder son esprit sur les souvenirs qu’il avait de son père. De grands yeux noirs et une longue chevelure d’ébène qui malgré leur condition de vie brillait toujours. Quand son père était disposé à le reconnaître non pas comme une engeance, mais comme son fils, il aimait y glisser les doigts et la douceur de sa chevelure lui semblait réconfortante. Kuroi baissa les yeux sur ses doigts, il lui semblait encore ressentir les longues mèches coulaient entre ses doigts. Son père avait été grand, élancé, il était beau, surtout pour un petit être qui par tous les moyens avait recherché son amour. Seulement voilà, il ne l’avait jamais eu, et même sur son lit de mort, son père lui avait tenu des propos haineux. Quant à Migaru, lui il avait été aimé et choyé par ses parents respectifs jusqu’à leur mort. Un bien cruel destin, même Meryah, son frère en avait eu le droit, ce qui l’avait rendu malheureux une fois abandonné à lui-même. Mais maintenant son frère avait une nouvelle famille, et lui…Et lui il restait à la rue, seul, comme toujours.
Migaru avait fini et garda le silence. Pour lui faire ressentir sa sympathie, Kuroi se serra contre lui et enfouit son visage dans son cou avant de lui lécher le cou. Ils étaient toujours dans le quartier des Anticus, dans un petit parc aménagé.

-Kuroi... que sais-tu sur ce Trésor?...

La question prit au dépourvu le neko qui réfléchit un moment, rivant les yeux au ciel pour se donner une contenance.

-Est-ce que tu penses que tout ceci ne serait qu'un mensonge?... Tellement de gens se battent pour ce Trésor... Mais en admettant que ce soit vrai... Si des servus comme nous trouvions ce fameux trésor... est-ce que tu crois que nous aurions une chance de pouvoir changer ce monde?

Kuroi vint prendre place à côté de lui et remonta ses genoux pour les enserrer de ses bras tout en réfléchissant. Il est vrai que cela méritait réflexion, que se passerait-il si un servus non affilié à un dominus trouvait le Trésor. Et puis existait-il vraiment ? Tant de personne voulait le croire que plus personne ne se demandait si la légende était fondé ou non.

-Je pense….Je pense qu’il faut qu’on en sache plus à ce sujet. Ça te dirais une chasse au trésor ?

N’attendant pas de réponse de la part du rouquin, il lui attrapa le bras et le fit de nouveau courir derrière lui. S’il se souvenait bien des Rumeurs de Rue, il y avait une petit maison qui avait appartenu au Dominator dans le quartier, il pourrait toujours y trouver des indices, qui aurait échappé aux autres. Tout en courant, il réfléchissait à l’endroit où aller. Il se souvenait y aller quand son père avait des « amis » qui venaient dans la ruelle où ils avaient élus domicile. C’était un peu son repère secret, là où il pouvait penser que la maison était à lui, et que dans quelques minutes son père l’appellerait, pour le simple plaisir de le voir et l’embrasser.
Ses pieds retrouvèrent d’eux même leur chemin et bientôt il se vit dressé les quatre murs convoités. Il chercha le petit espace, entre le portail et la clôture pour s’y faufiler. Aussi loin qu’il s’en souvienne la maison avait toujours été abandonnée, et personne n’avait jamais cherché à l’acheter. Il aida Migaru à passer, et s’approcha du mur lui faisant face. Il y avait un treillis accroché, où le lierre avait poussé avant d’y mourir. Jetant un dernier coup d’œil à droite et gauche, il y grimpa et rampa sur le toit à la recherche de l’ouverture pour se rendre à l’intérieur. C’était une fenêtre qui s’était affaissé sur elle-même. Ce qu’il avait toujours trouvé bizarre vu que tout le reste de la maison était encore en bonne état. Bref, il guida donc Migaru à l’étage inférieur et se tourna vers lui.

-On commence les recherches ici, il paraît que la maison avait appartenu au Dominator, alors on va voir ça. Il n’y a rien à craindre la maison est abandonné depuis toujours.

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MessageSujet: Re: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Mar 9 Aoû - 18:07

Les deux neko quittèrent leurs ruelle pour déboucher dans un quartiers où des vêtements semblaient avoir été étendus là pour être chipés. Migaru s'en emparas une fois lavé, et Kuroi fit aussi son petit marché. Une fois habillé, le roux observa le noiraud enfiler ses derniers morceaux. Il avait indéniablement un goût pour la mode, et il ne put s'empêcher de trouver gentiment ironique le choix de ses vêtement. Pour un petit neko, arborer les motifs d'un grand fauve, et d'autant plus pour un servus, revêtir des habits aux accents si riche... ça sonnait comme un comble. Il lui offrit un sourire en le voyant se retourner pour pleinement lui faire profiter de sa tenue qu'on les interpela méchamment. Migaru ne réfléchis pas et déguerpit en tirant l'autre derrière lui. Mais qu'est ce qui lui prenait de rire?! Le tanné parcourut diverses rue avant de s'arrêter dans un coin et plaquer sa main sur la bouche de celui qui s'esclaffait toujours.

-Arrête de rire espèce d'idiot, s'il nous à suivit, il va nous repérer!

Mais la bouche qui ne put se retenir de glousser derrière sa main contamina Migaru qui fini lui aussi par éclater de rire. Il s'adossa au mur le temps de se calmer.

-Merci. Ça fait du bien.
Lui dit-il.

C'était en effet revigorant de rire de la sorte, et si ce noiraud ne s'était pas prit à le faire, sans doute l'autre n'en aurait pas eu l'envie.

Il reprirent leur route et le tout vêtu de noir expliqua à son tour des bouts de sa vie. Sa condition de servus... Des oreilles attentives l'écoutèrent, en silence, jusqu'au bout. Quand il termina, Migaru s'étonna de sentir Kuroi s'approcher jusqu'à l'accoler et plonger le nez dans le creux de son cou. De petits coups de langues réconfortant lui provoquèrent de petits frissons qui n'avaient rien de mauvais. Peut-être un brin gênant... mais ça restait agréable et consolateur. Ses oreilles s'affaissèrent de douceur, et un sourire affectueux fleurit à ses lèvres. Il le remercia d'une caresse de la queue le long de la sienne.

Puis il repensa à ses histoires de Trésors et demanda son avis à Kuroi. Il chercha d'abord la réponse vers le ciel avant de s'assoir à ses côtés et prendre une pose méditative. Le roux était en train de trouver sa remarque ridicule que l'autre exposa son opinion.

-Je pense... Je pense qu'il faut qu'on en sache plus à ce sujet. Ca te dirais une chasse au Trésor?


-Quoi?!
Se surprit-il en clignant des paupières. Hey, mais attends!!!

Et voilà qu'il se trouvait balloté à travers les quartiers de la zone libre. Et sans même avoir eut le temps de donner réponse!

-Kuroi, mais qu'est-ce que tu as en tête?!
Rouspéta Migaru qui ne comprenait même pas le fond de son idée.

Il coururent ainsi avant de ralentir face à une vieille bâtisse.

*Mais qu'est ce que c'est que ça? *


Une demeure? Mais de qui? Il se contenta de suivre le chat qui paraissait connaître l'endroit et savoir ce qu'il faisait. Après tout... Ça ressemblait plus à un jeu qu'à ses escapades habituelles. Il se faufila dans le passage entre l'entrée fermée et la clôture et escalada l'échelle de lierre pour se retrouver sur le toit. Il hésita un dernier moment a franchir la fenêtre, se demandant si c'était vraiment une bonne idée que suivre le noiraud dans un plan qu'il n'avait même pas saisit, mais il se dit qu'après tout, il s'étaient déjà sortis de situations difficiles, ça ne serait pas un imprévu de plus qui les achèverait.

Il sauta donc et atterrit à l'intérieur, sur un sol poussiéreux. Enfin le chat daigna lui donner des explications.

-On commence les recherches ici, il paraît que la maison avait appartenu au Dominator, alors on va voir ça. Il n'y a rien à craindre, la maison est abandonné depuis toujours.


-La maison du Dominator, tu es sérieux?
L'interrogea le neko qui scruta les yeux d'un regard ébahi.

C'était étrange d'imaginer un instant que le Roi de ce monde avait fouler ce même plancher où ses pieds nus et salles se baladaient. Ça avait... quelque chose de presque profanatoire. Mais il y avait longtemps que ce même monarque était mort maintenant, et peut-être plus qu'il n'était pas venu dans ce lieux.

-Très bien. Je vais chercher de ce côté
fit-il en lui indiquant une salle attenante dont la porte avait cédée.

Le chat visita les l'endroit en laissant son regard bleu détailles l'ensemble. La maison paraissait avoir été décorée de riche mobilier, mais tout en gardant quelque chose de simple en même temps. Sans doute était-ce une résidence de repos où le Dominator venait échapper à la vie du château? C'était du moins ce qu'il supposa. Mais il en est un ici qui semblait mieux s'y connaître. Ce qui l'intrigua d'ailleurs.

-Tu semble bien connaître l'endroit Kuroi.
Fit-il remarquer en esperant quelques explications, criant de l'autre bout de l'étage. Il ne sentait aucune présence à part celle de son compagnon, aussi pouvait-il se le permettre. Et puis, sa voix résonnait, ça l'amusait.

Il pénétra dans une nouvelle salle et essaya de deviner à quoi avait bien put ressembler cette demeure... La pièce était assez sombre, quelques débris bouchaient la clarté de la fenêtre. Dans l'ensemble, elle était en bon état, presque intact, mais quelques traces laissaient comprendre que des pilleurs étaient venu dérober quelques riches objets. Sur ce mur, une imposante marque devinait la présence autrefois d'une grande étagère. Une commode, plus petite et de moindre valeur, était toujours là, encrassé par le temps. Et le tas de bois qui gisait devant la fenêtre, ce devait être un lit. Il s'en approcha en notant que divers matériaux composait le monticule et en débarrassa certains pour chercher plus en profondeur. Il n'avait pas trop idée du pourquoi s'attarder ici plutôt qu'ailleurs, il se laissait guidé par son instinct. Et son sixième sens lui fit preuve de son infaillibilité quand un éclat attira son attention. Il le tira du tas et l'épousseta, avant de l'observer d'un oeil curieux et admiratif.

-Kuroi, viens voir par ici!


Il lui tendit alors l'objet.

-Tu as vu? C'est un jouet... une effigie de dominus.
s'étonna t-il. Il ne semble pas avoir appartenu à un servus, c'est une manufacture trop soignée, et la résine avec laquelle il a été vernis est de trop bonne qualité pour qu'un esclave ne se permette un tel acquis...

Puis il expliqua en affichant un sourire amusé.

-Dans mon village il y avait un sylphe qui fabriquait des jouets pour les enfants du clan. Il nous expliquait que les véritables artisans se procuraient certains type de bois et de vernis très couteux pour garantir la solidité et la qualité de leurs confection. Pas le modeste bois de la foret comme lui le faisait.

Il contempla le pantin dans tous les sens en se remémorant les magnifiques sculpture qu'il leurs offrait pourtant. Puis il fronça les sourcils.

-Seulement... s'il n'appartient pas à l'enfant d'un serviteur... ça voudrait dire que de nobles bambins seraient venus ici?... Dans la demeure du Dominator?

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MessageSujet: Re: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Mer 17 Aoû - 0:26

-Arrête de rire espèce d'idiot, s'il nous à suivit, il va nous repérer!

Kuroi gloussa de plus belle, incapable de se retenir. Cela ne s'arrangea pas quand Migaru rit à son tour. Kuroi lui lança un regard étincelant de joie et écouta sagement ce que Migaru avait à dire tout en errant dans le quartier. Le Trésor du Dominator, en réalité, Kuroi n'avait jamais vraiment pensé à lui, quand on était un servus libre, même si ce n'était pas interdit par la loi, et qu'on était pourchassé pour être asservi, même si ça c'est interdit par la loi, on ne se soucie guère des autres. On pense plus à sauver sa peau que celle des autres. Enfin, ils ne vivent pas vraiment un danger s'il n'y a personne sur le trône, il était juste plus prident pour un servus de vite se dégottait un dominus sympa. Bref, l'idée de Migaru fit étinceler dans ses yeux des étoiles de malice. Il avait bien une idée de où aller pour trouver de premiers indice. Encore que ce n'était que des rumeurs, et il était probable que tout cela soit faux.

Kuroi décida de ne pas en tenir compte, et attrapant une fois de plus la main de Migaru, il le traîna jusqu'à son jardin secret. La vieille bâtisse, n'avait pas vraiment changé depuis toutes ses années, elle semblait presque indégradable par le temps. Kuroi se glissa à travers une ouverture pratiquait dans le grillage avant de monter par un treillis envahi de mauvaises herbes et de nouveau se glisser par une ouverture dans le toit.

-La maison du Dominator, tu es sérieux?

Kuroi hocha vaguement la tête. En fait, il n'était pas vraiment sûr de ce qu'il avançait, c'était les Rumeurs de Rue et comme on le sait si bien, c'était pas toujours le reflet de la réalité. IL regarda autour de lui, un peu perdu de voir que absolument rien avait changé.

-Très bien. Je vais chercher de ce côté
-Ok, moi je vais par là alors.

Kuroi lui adressa un sourire et tandis que le neko s'éloignait, il laissa les souvenirs l'envahir. Dans la pièce où il se trouvait, il avait trouvé un refuge sûr pour la nuit. Il se souvenait que c'était une nuit froide et pluvieuse, et il n'avait pas pur rentrer près de son père qu'il avait fuit plus tôt dans la soirée. Son père l'avait chassé, lui donnant un coup de bâton dans le dos pour avoir insulter et griffer un de ses clients. Le client avait voulu passer un peu de bon temps avec toute la petite famille. Mais, encore trop fier, Kuroi avait refusé, et quand il avait insulté, Kuroi n'avait pu répliquer uqe physiquement, ce qui n'avait pas été au goût tout le monde. Il se souvenait encore du regard étincelant de haine de son père quand il l'avait traité de bâtard, de vermine, de souillure, que sait il encore....Bref, son père l'avait chassé, lui avait ordonné de ne jamis revenir. Cela avait marché. Une nuit, le lendemain, Kuroi retourner dans sa ruelle et découvrait le cadavre de son père, encore chaud et souillé du corps de son précédent client. Quel âge avait il? Encore trop jeune pour comprendre que maintenant, il devait subvenir à ses propres besoin, mais assez pour comprendre que son père était parti pour toujours. En un sens, son père avait réussi à le chasser pour toujours de sa présence. Kuroi eut un rictus grinçant à ce souvenir.

-Tu semble bien connaître l'endroit Kuroi.

IL sursauta en revenant au présent et regarda autour de lui. Il s'était arrêté de chercher et se remit donc au travail.

-Je venais ici pour jouer et fuir la ruelle quand mon père était occupé. Tu comprends ce que je veux dire?

Kuroi sortit un chiffon d'un tas de bois. Étrangement, en le voyant, Kuroi pensa Doudou, ce qui était absurde, après tout, il n'avait jamais eu de doudou, n'en avait jamais vu, et en plus le Dominator n'avait pas eu d'enfant. Il fronça les sourcils et s'accroupit pour mieux fouiller dans le bois. Cette fois, il en sortit une peluche, un renard blanc et un bavoir. Son froncement de sourcil s'accentua et au même moment Migaru l'appela.

-Kuroi, viens voir par ici!

Il le rejoignit, serrant ses trouvailles contre lui et évitant d'un pas agile les monceaux de bois. Il tendit ce qu'il avait trouvé à Migaru et prit ce qu'il lui tendait.

-Tu as vu? C'est un jouet... une effigie de dominus. Il
ne semble pas avoir appartenu à un servus, c'est une manufacture trop
soignée, et la résine avec laquelle il a été vernis est de trop bonne
qualité pour qu'un esclave ne se permette un tel acquis...
Dans mon village il y avait un sylphe qui
fabriquait des jouets pour les enfants du clan. Il nous expliquait que
les véritables artisans se procuraient certains type de bois et de
vernis très couteux pour garantir la solidité et la qualité de leurs
confection. Pas le modeste bois de la foret comme lui le faisait.
Seulement... s'il n'appartient pas à
l'enfant d'un serviteur... ça voudrait dire que de nobles bambins
seraient venus ici?... Dans la demeure du Dominator?
-Mais il n'avait pas d'enfant...Si tu dis vrai, nous devons retrouver le fabriquant....Hum je penses que nous faisons peut être fausse route. Après tout, c'est juste une légende urbaine que le Dominator ait vécu ici....mais tout le monde le dit.

Kuroi leva le nez, comme si la réponse était inscrite au plafond et balança longuement la queue avant de se remettre à parler.

-C'est toujours une piste après tout. C'est peut être le maillon manquant. Mais alors pourquoi personne n'y a jamais pensé, après tout nous on a trouvé ses jouets. Mais personne d'autre? Tu me diras, personne n'ose vraiment chercher là où nous on cherche. On devrait peut être chercher le fabriquant pour finir.

Kuroi attendit la réponse de Migaru et hocha la tête. Ils cherchèrent de concert mais au bout d'une demi heure, ils durent s'accorder à ce qu'ils ne trouvent plus rien. Faisant, un baluchon du "Doudou" ils réunirent leur trouvaille et sortirent par la même issu par laquelle ils étaient entrés. Kuroi demanda alors où chercher à son mai.
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Migaru (Aï) Maximilyus
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MessageSujet: Re: Notre passé [PV Migaru][Fini]   Ven 19 Aoû - 4:03

Ainsi c'est à la maison du Domiminator que Kuroi l'avait conduit? Ou plutôt, sa supposée demeure...
Il s'engagea d'un côté et laissa le noiraud chercher de l'autre. Le fait que Kuroi connaisse tant les lieux l'intrigua, aussi l'interrogea t-il à ce propos.

-Je venais ici pour jouer et fuir la ruelle quand mon père était occupé. Tu comprends ce que je veux dire?

-Oui, je comprends.
Murmura t-il plus bassement.

Cette maison, celle du Dominator... en un sens, ça avait aussi un peu été celle de son ami alors... Un refuge, un abris... Un lieux où on se sens en sécurité, auprès des personnes qu'on aime... Il revis un instant la bâtisse de pierre et de bois où il sentait toujours bon la viande cuite et où les sourires des deux auteurs de sa vie rayonnaient comme un feu de cheminée en hiver... Un foyer... Il revint au présent, un sourire doux mais triste aux lèvre. Mais qui disparue en repensant au chat noir. Oui, c'était bien ce qu'il pouvait considérer comme sa maison alors. Néanmoins... elle ne lui avait jamais vraiment appartenu contrairement à lui, il soupçonnait qu'aucune délicieuse odeur aient embaumé l'endroit en sa faveur, et... à percer ses dires, il doutait un peu que son père l'y attendait pour s'occuper de lui...
Il y avait chez Kuroi une solitude qu'il savait différé de la sienne. Un peu comme un manque qu'il subirait non pas parce qu'il avait perdu quelque chose, mais peut-être parce qu'il ne l'avait jamais connu et que pourtant c'était une chose essentielle et fondamentale dans la vie de n'importe quel individu...

Il farfouilla et fini par retirer un pantin parmi les débris. Mais sa confection avait quelque chose de fastidieux qui lui laissait aisément deviner qu'il n'aurait logiquement pas put appartenir à un fils de couple servus. Il appela Kuroi qui lui même lui tendit des effets d'enfants. Un tissue, un bavoir, et une peluche...

-Mais il n'avait pas d'enfant... si tu dis vrai, nous devons retrouver le fabriquant...


-Retrouver le fabriquant?
S'étonna t-il. Mais Kuroi, ça fait bien plus de quinze ans que le Dominator est mort, s'il s'avère que ces jouets ont un lien avec lui de quelque manière que ce soit, rien ne dit que le confectionneur de ces jouets soit encore en vie, ici dans la zone libre, ou même accessible pour nous, simple servus...

Il le laissa considérer sa remarque, se désolant un peu de cette idée surement trop farfelue pour être plausible.

-Hum, je penses que nous faisons peut-être fausse route. Après tout, c'est juste une légende urbaine que le Dominator ait vécu ici... mais tout le monde le dit.

-...


-C'est toujours une piste après tout. C'est peut-être le maillon manquant. Mais alors pourquoi personne n'y a jamais pensé, après tout, nous on a trouvé ses jouets. Mais personne d'autre? Tu me diras, personne n'ose vraiment chercher là où nous on cherche.

-Tu as sans doute raison, ça reste un indice qu'il ne faut pas négliger. Et à mon avis, c'est le genre de chose qui doit passer inaperçu... Si tu ne m'avais pas lancé dans cette quête, le seul intérêt que j'aurais eu à venir ici aurait été de piller. Après tout, c'est pour trouver un trésor que les gens cherches. A défaut d'en trouver ici, je me serais garantis en emportant les objets de valeurs matérielle. Certainement pas de vulgaire jouet...
termina t-il en considérant pourtant le dit jouet avec des yeux tendre. Ce qui pouvait sans aucun doute être vulgaire aux yeux d'ambitieux dominus au cœur de pierre revêtait indubitablement une valeur sentimentale dont lui était conscient. Ces objets avaient bien appartenu à un enfant après tout...

-On devrait peut-être chercher le fabriquant pour finir.

-Oui.
Affirma t-il avant de repartir à la chasse aux indices. Mais il ne trouvèrent rien et décidèrent alors de quitter les lieux.

Les affaires dans le doudou et enfin à l'extérieur, Kuroi demanda à son compagnon où chercher. Il tourna alors la tête à gauche, puis à droite, à la recherche d'une indication, mais ne su que répondre. Soudain, ses oreilles se dressèrent en même temps que son visage sous une idée.

-Passe moi le pantin!
Demanda t-il expressément en défaisant le baluchon. Une fois en main, il le tourna et le retourna en tout sens. Il devrait surement y avoir la marque du fabriquant. Surtout pour une effigie destiné à la classe des dominus, ils n'omettrait pas d'apposer sa signature... Ah!!!

Arès avoir gratter de l'ongle, une discrète gravure apparut sous le socle.

-''Omoshaya Kôjin''
prononça t-il. Ça peut-être le nom de l'artisan, ou bien celui de sa boutique! Supposa t-il. Il faut trouver ce Omoshaya Kôjin! Commençons au centre de la ville, là où ce trouve les quartier commerçants. On devrait y trouver au moins des renseignements.

Voilà déjà un indice fiable. Sous l'accord du noiraud, ils s'y engagèrent. Migaru avait gardé la figurine dans ses mains, au cas il y verrait de nouveaux indices. Mais ses pensées dévièrent de sa quête à Kuroi. Il hésita un peu, mais se lança finalement.

-Dis moi, tu as bien vécu dans cette maison non? Enfin, tu y as trainé suffisamment?... Tu n'étais jamais tombé sur ces jouets auparavant?


Il lui laissa lui en parler. Il faut dire que sous des débris, la trouvaille aurait été difficile... mais il se pris à penser que Kuroi, enfant, n'avait peut-être jamais eu de jouets alors. Il se doutait que si l'autre s'en apercevait, il s'en vexerait, mais... ça lui fit un petit pincement au cœur.

-Tu m'a parlé de ton père qui te recherche sans relâche. Mais tu ne parle jamais de ton autre parent. Il était comment?

Il se rendit compte un peu tard de son indiscrétion, mais la question était posée, il ne pouvait plus retourner en arrière. Ils arpentèrent les rues en discutant, quand Migaru s'arrêta, émettant fortement une réflexion.

-Le Dominator aurait habité cette maison... mais le Dominator n'est plus, et la maison abandonnée. Alors, c'est toi qui y a en quelque sorte vécu après lui... légitimement, je considérerais que cette bâtisse t'appartient. Après tout, personne ne cherche à se l'approprier! Et donc ce qu'il en reste t'appartient aussi.


Il se tourna vers lui avec un sourire et lui tendit le pantin.

-A qui qu'ai put appartenir ces jouets, les enfants ont du bien grandir depuis le temps, et finir par les oublier. Et c'est toi qui les a trouvé. Alors tiens, dorénavant, ils t'appartiennent Kuroi. Et même si l'on retrouve l'artisan, ils restent ta propriété.

Mais craignant que l'autre ne prenne vraiment mal cette offrande enfantine au neko à la vie déjà bien remplis qu'il était, Migaru pointa vivement son indexe devant le nez de son compagnon avec un regard sévère.

-Et ne ment pas! Je suis sur que ton cœur d'enfant à déjà fondu pour la petite peluche blanche!


Il fini par glousser de sa bêtise, un large sourire illuminant son visage joueur, et se mis à courir en sentant que ces provocations n'avait pas laissé Kuroi de marbre.

C'était bête, et surement mal-venu. Mais il voulait connaître le côté enfantin de Kuroi, et peut-être, lui permettre même un peu de profiter de cette enfance et cette affection qu'il n'avait pas eu assez.

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